La présence des Maîtres chinois a une influence importante sur l’évolution des styles autochtones, mais d’autres parts les styles chinois en terre vietnamienne ont subis un processus de « vietnamisation » qui les ont différenciés des enseignements originaires.
On peut cependant noter la propension des styles sino-vietnamiens à s’organiser autour de communautés d’origine strictement chinoise. Ainsi, même s’il n’existe pas au Vietnam d’association regroupant les arts martiaux sino-vietnamiens au niveau national, on peut trouver des associations locales qui regroupent des pratiquants provenant de différentes zones de la Chine, (Canton, Shanghai…).
A HO CHI MINH CITY (Saigon), par exemple, chaque groupe ethnico linguistique a sa propre école et sa propre salle d’entraînement. Il existe en outre l’association TINH VO MON (La porte du magnifique Art Martial), née de l’idée d’unifier différents groupes ethniques, dans laquelle se pratiquent principalement les styles du Nord Vietnam.
Pour donner une idée du style d’échange martial qui a pu se produire entre la Chine et le Vietnam, on peut rapporter le cas du style THIEU LAM CHU GAI.
Le THIEU LAM CHU GAI (SHAO-LIN ZHOU GAR, de la famille ZHOU) fait parti des systèmes de combat à qui il est possible d’attribuer la dénomination générique de « style du sud ».
La naissance du style CHU GAI est due au Maître CHU LONG, né durant la moitié du XIX siècle dans un village des alentours de Canton. Après avoir pratiqué le style HUNG GAR sous la conduite de son oncle pendant 5 ans, il s’installe à Singapour, où il rencontre un moine, Maître de CHOY GAR, avec lequel il s’entraîne pendant 7 ans.
Le Maître CHU LONG retourne ensuite dans son village natal, où il ouvre une école d’Arts Martiaux, dans laquelle il enseigne une synthèse des 2 styles, c’est ainsi que naît le style CHU GIA.
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